Le rock psychédélique, Kula Shaker connaît. Avec des hauts et des bas et depuis 20 ans, les londoniens poursuivent désormais leur route à bord de « K 2.0.
Leur premier album « K » est sorti en 1996. Et pas grand-chose n’a changé en 20 ans pour les anglais. Leur rock psychédélique est peut-être un peu moins nerveux qu’à leur début, mais toujours aussi mélodique. L’autre grande différence est qu’ils ne sont plus trop à contre courant. Car il en a fallu de la volonté pour défendre ce genre de musique en pleine déferlante Grunge. Aujourd’hui Tame Impala et consort leur ouvre un boulevard. Kula Shaker l’emprunte en y jouant sa propre partition beaucoup plus pop que ses confrères. Il faut dire que Crispian Mills et Alonza Bevan sont désormais des quadras et la vie de rock star est derrière eux. Car la reformation du groupe en 2007 n’a pas connu le succès escompté. Aujourd’hui, c’est donc très librement qu’ils présentent ce (re)nouveau « K 2.0 ». Loin de dévoiler d’incroyables surprises, l’album déroule le savoir-faire des deux musiciens où sitar et guitares électriques dialoguent sur fond d’hymnes pop. C’est parfois très beau, mais souvent un peu terne pour décoller vraiment. Si ce n’est qu’à partir de « Oh Mary » le groupe retrouve un éclat qui attire irrésistiblement. Les cinq derniers morceaux fonctionnent alors et transforment la promesse du premier titre.
Hervé DEVALLAN
Kula Shaker « K 20 » (Strange FOLK Records)












