Thierry Le Coq vient de nous quitter le jour de ses 50 ans. Le néo nantais est décédé d’une crise cardiaque dans la nuit de jeudi à vendredi. Son dernier album Chaconnes venait d’être réédité en vinyle. Colin Chloé lui rend un dernier hommage.
J’ai rencontré Thierry à Lorient, il y a une quinzaine d’années. Nous avions partagé la scène du Manège en ouverture d’un concert de Mickey 3D. J’avais découvert un jeune homme timide, peu disert, réservé mais chaleureux, passionné de musique et de littérature. Seul sur scène avec sa guitare acoustique, il murmurait ses chansons pop françaises tissées de poésie réaliste et intimiste. Il nous racontait des soirées sur FR3 avec une plume désarmante. On parlait alors de chanson « minimaliste » à la Dominique A ou Philippe Katerine des débuts. Thierry venait de quitter Vannes et les souvenirs de son ancien groupe Mauvais Sang, pour s’installer à Nantes. Il venait juste d’enregistrer son premier album solo La fenêtre.
Nous nous sommes croisés régulièrement à des concerts, et on s’envoyait des petits mots à chaque album en s’appelant « Monsieur ».
J’ai été très heureux d’apprendre qu’il travaillait sur son cinquième et dernier album Chaconnes, avec l’ami québécois Bruno Green. Je me doutais qu’il en sortirait de grands moments. Je n’ai pas été déçu. Chaconnes, qui vient juste de ressortir en vinyle, est un bijou d’élégance précieuse. Sa voix caresse, ses guitares aux accents Nick Drakiens ont trouvé un bien bel écrin dans l’hiver québécois. Sa mélancolie joyeuse et classieuse nous prend par la main pour aller jusqu’à la basse mer, devant nous…
On s’est revus à la Carène de Brest, où il ouvrait un concert de Françoiz Breut. Moment magique où on pouvait réaliser tout le travail serein et le talent mûr de ce bel artiste resté trop méconnu. Puissent ses chansons rencontrer de nouveaux et nombreux cœurs.
Salut à toi Thierry, repose en paix amigo.











