Peu de groupes arrivent avec un tel premier opus. A se demander s’il ne faut pas être breton pour faire de la musique américaine.
On tourne autour du pot, et puis un beau jour on tombe sur ça. Sur The Red Goes Black. Enorme ! Non pas que leur rock mâtiné de blues révolutionne quoi que ce soit (qui le fait de nos jours ?), mais chaque morceau de « I quit you dead city » donne envie. Oui à l’écoute de cet album, c’est une irrésistible envie gourmande qui nous envahit. L’envie de prendre la route et tout envoyer balader, sans retour, sans arrière pensée… Et de se rendre au pays où toute la musique de The Red Goes Black a commencé ; au pays des Whites Stripes et des Black Keys, les Etats-Unis bien sûr. Pas étonnant de ressentir également certains accents Soul dans l’art qu’ils magnifient. Pas étonnant, non plus, de découvrir que le disque a été produit par Collin Dupuis, maître d’oeuvre pour Dr John, Hanni El Khatib, Lee Fields ou encore Black Keys. On y revient toujours… Plus étonnant en revanche (quoi que) d’apprendre que The Red Goes Black est né à Douarnenez. Je dis « quoi que », car la ville a déjà donné naissance aux excellents Octopus, Taxi Brousse et Billy Bullock & The Broken Teeth dont le quatuor est directement issu. Ajoutons que cet album ne sonnerait peut-être pas aussi 70’s sans les claviers de Thomas Schaettel (Roadrunners, Santa Cruz, Miossec….). Vous l’aurez compris, c’est le disque de cette fin d’année et de pas mal d’autres à venir. A mon avis.
Hervé DEVALLAN
The Red Goes Black « I quit you dead city » (French Wine Records)
Sur scène :
14.11 : Le Ceili, Quimper
21.11 : Salle des Halles, Douarnenez
27.11 : Brinc de Zinc, Chambery
28.11 : Gala à La Palmeraie, Lyon
05.12 : Le Roulis, Ste Marine
30.01 : Le Fût Chantant, St Brieuc
31..01 : Le Baccardi, Callac












