« Moi, j’aime les bananes parce que y’a pas d’os dedans » chantait Ray Ventura. Désormais on aime aussi cet emblème pour son côté gore & roll.
Il faut être breton pour oser inventer un style musical. Et y arriver ! C’est le Gore’n’Roll. Comme si les Bérus avaient convoqué les zombis de Michael Jackson à un grand opéra punk. Ça secoue comme une crête mal ficelée et s’est produit comme un putain de groupe de Heavy Rock. Bref, c’est hyper bien fait. Même la reprise « Poupée de son » devenue « Poupée de sang » n’apparait pas comme un outrage marketing. Leur musique pour films de série B suinte bon l’adrénaline des soirs de pleine lune. En revanche, les rennais ne nous livre qu’un EP : 6 titres seulement dont un « Ave verse » court (1’21’’) et symphonique. Symphonique aussi le premier titre éponyme qui rappelle les heures lyriques du Deep Purple de Ritchie Blackmore. Le reste regorge d’hymnes d’outre tombe à l’image de l’excellent « Funeral march » avec Acidez. Bref, « Gorefather » signe un retour réussi et la promesse d’un nouveau répertoire pour une nouvelle tournée européenne en cours.
Hervé DEVALLAN
Banane Metalik « The Gorefather » (At(h)ome)












