Des mots denses, des mots-images qui font sens à eux seuls et dessinent des vies de douleur.
Celle de la « vieille folle » qui boite pour ne pas « marcher sur la tête » comme les autres. Sa vie sans enfance, puis sa vie de recluse, grignotée par les lotissements.
La vie de « ceux du lotissement », la façon qu’ils ont de la « stocker » dans des maisons ou des conversations formatées, pour éviter de vivre. Leur haine de la différence.
Et, au centre du roman, la « disparue », autour de laquelle les autres vies accourent…
Enfin, ce qui n’est pas nommé, car il plante ses racines dans le malheur et le métamorphose : l’amour. De la « vieille » pour la « disparue », du mari tortionnaire qui devient père, et , par-dessus tout, l’amour qui rend son insouciance à l’enfant.
Dans ce roman d’une délicatesse infinie, Liza Kerivel nous invite à nous arrêter aux confins de l’ancien et du nouveau monde en Terre bretonne .
Avec Métamorphose de la fuite et des saisons, paru en 2011 aux éditions MLD (St Brieuc) , la jeune romancière Liza Kerivel signe son second roman











