Avec Kety Fusco, on s’éloigne un peu du rock, mais on se rapproche dangereusement de l’audace et de l’innovation. Dans un style électro synthé pop et jazz, la harpiste arrive une nouvelle fois à transcender les genres et pousser son instrument dans des retranchements inavoués. Et comme d’habitude, elle finit par nous envoûter. Ce qui n’est pas donné à tout le monde, même après une formation classique au conservatoire et deux masters en harpe. Certains s’y seraient perdus. Avec « Bohème », Kety Fusco nous entraîne dans un voyage intérieur, entre « 2001, l’Odyssée de l’espace » et Mike Oldfield. Sa harpe ajoutant bien sûr cette incomparable originalité qu’on ne soupçonnait pas avant elle. Son instrument résonne, sonne et embrasse nos sens. N’allez pourtant pas croire que son art reste cantonné au cercle restreint des initiés. Elle a déjà collaboré avec des artistes comme Stromae, Jeff Mills et Iggy Pop. Avec cet album, l’italienne déploie son talent avec maîtrise et audace. C’est à saluer.
Hervé DEVALLAN
Kety Fusco « Bohème » (Floating Notes Records)












