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La nuit des morts-vivants , Tome 1 : les fautes du père HermineHermine

Le jour d’Halloween, Liz Beth quitte son mari et ses enfants pour se rendre, avec son frère, sur la tombe de ses parents adoptifs. Arrivés au cimetière, ils sont victimes d’une horde de morts vivants…

La nuit des morts-vivants , Tome 1 : les fautes du pèreNote : 2 sur 5

En 1968, Georges A. Romero révolutionnait le cinéma d’horreur contemporain avec La Nuit des Morts-Vivants. Pour des raisons juridiques et de droits mal protégés, ce chef d’œuvre du genre est depuis tombé dans le domaine public et laissé en pâture à des artistes plus ou moins inspirés, qui se sont approprié le titre sans vergogne. Et, que ce soit au cinéma, avec les métrages de Jeff Broadstreet et  James Plumb,  ou en bande dessinée  avec la série publiée chez Panini Comics et scénarisée par John Russo (co-auteur du script de 1968), ces relectures (Ndr.: hormis le remake réalisé par Tom Savini et supervisé par Romero en personne) se sont toutes avérées indigestes, trahissant pour la plupart le film original. Peu effarouché par ces différents échecs, le scénariste breton Jean-Luc Istin a décidé à son tour de s’essayer à cet exercice de style et offre, aujourd’hui, en compagnie du dessinateur italien Elia Bonetti, sa propre relecture de La Nuit des Morts Vivants. Or si la démarche est audacieuse (ou relève de l’inconscience), le résultat, quant à lui, l’est beaucoup moins et s’avère même décevant. Nous sommes en effet bien loin de l’univers oppressant et vénéneux mis en scène par Romero, Istin prenant rapidement ses distances par rapport au film pour se lancer dans un récit plus gore et  spectaculaire. Un récit qui, en dépit de quelques clins d’œil à l’œuvre culte (cf.: la séquence dans le cimetière, les faciès de certains zombies), évoque plus The Walking Dead que Night of The Living Dead. Il ne subsiste ainsi  pas grand chose de l’histoire imaginée par Romero, pas même la dimension sociale, qui dans ce premier tome, s’efface au profit de flash back censés approfondir la psychologie de l’héroïne mais qui n’apportent malheureusement rien à la narration. Reste un album rythmé,  au découpage très cinématographique,  qui, dans un style  « comic »,  annonce une saga dans l’air du temps et dénuée de personnalité.

La nuit des morts-vivants , Tome 1 : les fautes du père. Scénariste : Jean-Luc Istin. Dessinateur : Elia Bonetti. Editions Vents d’Ouest. 14,50€.

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