Dandy pop. Depuis déjà trois décennies, Etienne Daho symbolise l'accord parfait entre la nouvelle chanson francophone et les rythmes anglo-saxons modernes. « Les chansons de l'innocence retrouvée » confirme de belle manière.
Jailli au début des années 80 sur la scène rennaise, le mythomane discret n’a depuis cessé d’enchaîner des disques à la limpidité expérimentale (de « Pop Satori », album culte, à « L’Invitation », l’avant-dernier opus) tout en multipliant les collaborations les plus inattendues, de Françoise Hardy à Lou Doillon, en passant par les anglais de Saint Etienne, Brigitte Fontaine ou Jeanne Moreau.
Ce 13ème album studio, au titre inspiré par une œuvre du poète britannique William Blake, ne déroge pas à cette exemplaire règle. Entre cordes symphoniques et électronique sensuelle, groove soul et ballades mélancoliques, Daho y célèbre l’envie de vie (bien avant ses récents pépins de santé), la nostalgie du temps qui passe, la quête d’identité et la légèreté de l’amour. Des thèmes chers à l’auteur de « Tombé pour la France », mais ici magnifiés par la co-production de l’ex-Valentin Jean-Louis Piérot, avec la participation d’invités prestigieux : l’omniprésent Niles Rodgers (c’est chic), mais aussi Debbie Harry (toujours aussi Blondie), Dominique A ou Frànçois des Atlas Mountain.
Un disque aux atours chamarrés mais jamais superflus, qui mettent encore en valeur la voix de velours grave du crooner pudique et ce talent de compositeur à la sophistication séduisante qui lui a valu, bien malgré lui, le surnom de parrain de la pop française. En attendant l’innocence, on a retrouvé Etienne Daho.
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