Le rock celtique dispose désormais d’un nouveau compagnon de route. C’est pourtant sur les rives de la Seine que Caliorne trouve l’inspiration…
Caliorne : palan de marine à triples poulies. Et depuis 2005, groupe de rock celtique de la région parisienne. A l’heure où l’Ile-de-France ne jure que par la French Touch (le marketing a du bon pour emballer ses clones de pop électro), le pari est osé. Afin de rajouter un peu de piment à l’exercice, leur second album « Rock noz band » est 100% électrique, instrumental (à deux exceptions prêt) et original puisque le sextet interprète ses propres compositions directement inspirées des repertoires bretons, irlandais et écossais. Le résultat est conforme aux caciques du genre : de bons riffs de guitares et de longs (et souvent excellents) soli que ne renieraient pas les vannetais de PYG et leur rock hard à tendance FM. Caliorne y ajoute une cornemuse qui signe l’art et la manière d’interpréter du rock celtique. On pense ici beaucoup au manceaux de feu Krêposuk et leurs rock celtique et festif digne des premières heures de Merzhin. Pour ces bretons de Paris, la touche d’originalité revient à utiliser au plus juste un orgue qui ne se contente pas d’accompagner les morceaux, mais sait lâcher ses notes et prendre le lead le temps de quelques mesures. Bref, en 12 morceaux, Caliorne ne réinvente pas le fil à couper le beurre salé, mais signe un opus qui trouve facilement sa place entre les premiers albums des galiciens de Celtas Cortos, des nantais de Daonet et des mayennais de Breizh Mind. De quoi passer tranquillement l’hiver à Paris.
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