Parler d’un livre de Michel Bussy n’a pas forcément grand intérêt. L’auteur est suffisamment connu pour se passer de toute publicité. A moins de prendre le train, on avait pris l’habitude d’oublier ses écrits. Les livres de gare sont passés de mode. Sauf que… Sauf qu’avec « Code yesterday » l’auteur place son intrigue au cœur de Liverpool avec les quatre Beatles en ligne de mire. On y parle donc musique en remontant le fil, de la première rencontre de Paul et John jusqu’à la dissolution officielle du groupe en 1970. Mais n’allez pas croire que ce livre est une nouvelle hagiographie des quatre légende la pop musique. Michel Bussy nous entraîne dans une folle aventure : celle d’une vieille dame qui a gardé son secret bien enfoui et qui sur son lit de mort remonte le temps et laisse filer son histoire à sa petite fille musicienne. Au fil des pages, les indices troublent nos certitudes et permettent de retrouver (ou revivre selon votre âge !) les années 60.
Ce n’est pas la première fois que les Beatles servent de trame à des polars reposant sur des rumeurs plus ou moins folles. Michel Bussy a pour sa part inventé le postulat de départ : et si les Beatles n’avaient pas écrit leurs chansons ? Pourquoi pas, si ce n’est que l’intrigue est assez mince et ne supporte pas les 350 pages du roman. Les personnages caricaturaux, entre Monty Python et Tarantino, peinent à nous emporter. On trouvera beaucoup subtile, l’histoire du nantais Laurent Charloit qui avec son « Horloger de Hatton Garden » a réussi un coup de maitre en surfant sur la mort accidentelle de Paul McCartney. On y croit réellement. Ce qui n’est jamais le cas avec « Code Yesteday ».
Hervé DEVALLAN
« Code Yesterday » de Michel Bussy aux éditions Les Presses de la Cité – 350 pages – 22.90€












