On nous annonce une journée un peu plus clémente. Soleil de plomb toujours au programme, mais une brise agréable et salvatrice, même si le thermomètre affichait 5 degrés de moins qu’hier, et 10 degrés (!!!) de moins que ce qui nous attend lundi…

15h00, Queensrÿche envoie du bon heavy en guise de warm-up avant la tête d’affiche du soir. Le chanteur arbore un t-shirt Opeth, groupe qui sera lui aussi en Mainstage un peu plus tard dans la journée — clin d’œil assumé.

15h57, les Indiens de Bloodywood nous apportent leur nu metal folk indien, épicé et survitaminé, en Mainstage 2, et la brise continue de faire son travail : la journée est en train de devenir parfaite. Les Indiens font le taf, c’est puissant, double pédale à gogo, avec cette pointe d’exotisme qui fait toute la singularité du groupe.

 

16h45, retour au heavy bien lourd avec les Allemands d’Accept qui viennent fêter leurs 50 ans de carrière. Un Hellfest sous le signe des anniversaires puisqu’il y a également les 40 ans d’Helloween et la tournée des 50 pour Maiden! Le groupe est accompagné du guitariste d’Opeth qui vient donner un coup de main et le chanteur de Queensrÿche apparaitra également. Le soleil tape, mais avec la brise, tout va bien. La pelouse, fidèle au poste de notre suivi quotidien, tient encore le coup par endroits.

Le Hellcare continue son travail admirable. On assiste à une scène touchante : l’équipe vérifie qu’une jeune enfant d’environ 7-8 ans est bien équipée de protections auditives, et lui offre un sachet de bouchons d’oreilles. Du sérieux, partout, tout le temps.

17h40, les Brésiliens de Sepultura déboulent avec du gros riff… quelle puissance. Le groupe n’a rien perdu de son énergie sous ce soleil de plomb (à choisir, on préfère quand même la canicule aux orages, soyons honnêtes). Petite promo pour Savage Lands glissée pendant le set, puis le groupe est rejoint sur scène par plusieurs guests, dont Alissa White-Gluz, ancienne chanteuse d’Arch Enemy. Un featuring qui électrise un peu plus la mainstage.

18h35, en Mainstage 1, place aux Allemands de Helloween qui nous balancent leur speed metal alors que le soleil commence à se coucher, et que la légère brise continue de nous rafraîchir. Il y a du monde sur scène depuis la reformation, où les deux chanteurs Andi Deris et Michael Kiske cohabitent à la perfection — un vrai luxe pour les fans de la première heure comme pour les autres.

Les Suédois d’Opeth débarquent ensuite pour offrir leur death metal progressif vers 20h00, quand l’appli Hellfest (indispensable pendant le festival) nous annonce que Tom Morello a annulé sa venue au festival pour une urgence familiale. Mince. On se souvient de sa performance il y a deux ans et on espérait revivre ça !

Et dans la foulée, c’est un hélicoptère du SAMU qui se pose sur le festival… on espère rien de trop grave.

Petite anecdote partagée par le chanteur-guitariste Mikael Åkerfeldt, qui nous explique qu’on lui souffle dans l’oreillette que le groupe est en retard — « don’t shoot the messenger, c’est bientôt beer o’clock, and Maiden » — et que leur batteur a même failli ne pas être là : alors qu’il était dans l’avion Paris-Nantes, il a appris que l’appareil partait en réalité pour Oslo. Opeth met en avant leur dernier album « The Last Will and Testament » qui signe le grand retour du concept album et du chant growlé d’Åkerfeldt. Le groupe nous livre également ces grands classiques de « Blackwater Park » et « Deliverance ». Ils laissent de côté leur période prog pour livrer aux Festivaliers le death qui les a rendu célèbre… et ça fait plaisir! Leur show se termine sur un mini feu d’artifice à 20h53.

On reste bien en place pour le gros, gros morceau du jour (et peut-être même du festival) : Maiden. Bruce débarque sur scène et commence déjà à nous parler avec son français si particulier : « Le soleil, dans la nuit, c’est le meilleur ! »

Sur Powerslave, c’est la déferlante de crowd-surfers. Sur Rime of the Ancient Mariner, on peut profiter d’un énorme travail sur la scénographie. Les tableaux s’enchaînent, les tenues de Bruce aussi. Le public est venu en masse pour ses idoles, et le groupe le lui rend bien. Bruce a toujours son énergie débordante et donne tout ce qu’il a. Toujours ces échanges en français pour nous ravir. Le groupe nous offre un show épique, varié, travaillé et hyper précis : du gros, gros Maiden comme toujours, et comme toujours, on n’est jamais déçus.

Direction le Temple pour Mastodon à 23h50, où la foule est impressionnante (Mastodon a clairement tout d’une tête d’affiche en Mainstage, au passage). Positionnés sur le côté de la scène, on comprend vite pourquoi c’est resté un peu plus dégagé à cet endroit précis : les odeurs des sanitaires juste en contrebas sont assez prenantes, merci pour cette précision olfactive.

23h44, Crazy Train d’Ozzy résonne pour faire patienter le public. Le groupe affiche des t-shirts à l’effigie d’Ozzy Osbourne. Deuxième titre, The Mountain — pardon, The Motherload — chanté par le batteur, moment original qui change de la formule classique. Troisième titre, Your Ghost Again, issu du nouvel album à paraître plus tard dans l’année, est dédié à Brent, le regretté guitariste du groupe.

 

 

 

 

 

En parallèle à l’Altar, les Américains de Blood Incantation arrivent sur scène. Leur dernier album « Absolute Elsewhere », concept de death cosmique qui combine blastbeat et envolées Pink Floydienne est joué en intégralité. Superbe. Chapeau également au guitariste/chanteur Paul Riedl dont la sangle de guitare lâche en plein morceau, bougeant également son inEar (oreillette utilisée pour avoir un retour du son) ce qui ne l’a pas déstabilisé.. Pas évident quand on joue des morceaux de 10 minutes, complexe et tortueux. Le groupe aura également le temps d’une chanson supplémentaire,  » a short one » dixit Paul, et finit donc sur « Vitrification of Blood part 1 » un petit morceau de 13 minutes qui fête ses 10 ans (encore un anniversaire!). Massif.

 

0h50, place aux locaux de l’étape : Ultra Vomit démarre en Mainstage. Le groupe avait dû annuler à la dernière minute l’année dernière à cause des problèmes de dos du chanteur Nicolas Patra — belle revanche pour cette édition 2026.

Une deuxième journée intense, entre légendes increvables et invités surprises. Rendez-vous demain où le thermomètre sera plus fort et donc quelques annulations.

OlivDuff & LudoG

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