Foy Vance « The wake » HermineHermineHermineHermine


Il faut sûrement être celte pour avoir une telle motivation. Ça tombe bien Foy Vance est irlandais. Car avec ce septième album, il clôt une série d’albums en mémoire à son père pasteur itinérant décédé en 1999. Pourquoi sept et pas un de plus ? Simplement parce que le songwirter s’est attaché à suivre le précepte d’Aristote : « Donne-moi un enfant jusqu’à l’âge de sept ans et je te monterai l’homme. ». Avec « The wake » arrive donc le disque de la raison et une étape de son évolution en tant qu’artiste. Dans un vrai style folk torturé, Foy Vance égrène donc les événements cruciaux de sa vie. Et c’est d’une beauté confondante. On reste suspendu dans une intemporalité floue qui autorise à se perdre sans peur du lendemain. Le tout enrobé d’une main de maître par le producteur Ethan Johns, connu pour ses collaborations avec Ryan Admas, Ray Lamontagne ou encore Paul McCartney. On ajoutera la présence de Jeremy Stacey (batteur de Noël Gallagher entre autres) et du pianiste jazz Neil Cowley et cette « Veillée » (The Wake) s’habille de mille pudeurs dont les celtes ont le secret.

Hervé DEVALLAN

Foy Vance « The wake » (Rounder)

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