Nous ne nous réjouissons pas de l’été rennais dont la canicule n’a pas été que climatique. Pas question de nier les arrachages de colliers ou de pendentifs ni d’autres maléfices de malfrats difficiles à endiguer. Oui, nous le déplorons.

PHOTO EMMANUEL SCHMITT / LE TELEGRAMME – RENNES (35) : La rue Saint-Michel, surnommée rue de la soif, dans le centre-ville de Rennes.

Ceci étant, l’exploitation qu’en fait l’opposition rennaise est de l’ordre du politicien le plus sinistre qui n’annonce pas qu’on leur laisse dans les urnes la moindre de notre confiance.
Nous nous réjouissions que Rennes fut il y a peu une ville de bonne intelligence qui tentait sans armée de policiers ni caméras à chaque coin de rue de vivre cette intelligence. Nous ne sommes que fiers des politiques urbaines précédentes consistant à parler, négocier, échanger entre les commerçants, les citoyens et les représentations diverses de fêtards et autres fauteurs de trouble. Oui la société devient violente et la Bretagne n’est pas hors du monde. Plaidons pour conserver une longueur d’avance sur Nice ou Nîmes où M Plouvier veut prendre exemple.
Souvenez-vous, M Plouvier, du jeu bête et méchant que Mme Malgorn, au nom de l’État, avait inventé pour le mitan de nos nuits étudiantes.
Tentons d’autres techniques pour endiguer le dur à endiguer.
Essayons d’autres formules pour contrecarrer les petites frappes sans vergogne qui emmerdent le citoyen moyen.
Nous sommes rennais et ravis d’avoir une police municipale non armée. Nous sommes rennais et voudrions une ville autrement, un labo citoyen pas angélique mais seulement vivable du Blosne à Villejean, du Gast à la Place Sainte-Anne et à République. L’incivil nous hérisse mais ce n’est pas les pistolets autorisés qui nous semblent plus civils ni civilisants.
Des choix seront à faire et crier au loup desservira la bergerie. Opposer la violence à la violence s’additionne en surviolence au lieu de se soustraire. Robocoper la ville ne nous rendra pas plus heureux d’être rennais ou bretons mais tristes d’avoir perdu sur tous les fronts, dont celui d’une éthique d’accueil, d’hospitalité et, Merci M Chardonnet, de fermeté ferme ! Mais juste !!
Gilles CERVERA

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