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Scène & arts

Vieilles Charrues 2017 : « Quatre jours de musique et d’amour ! »

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Cette année encore Jeanne Rucet et Jean-Jacques Toux les programmateurs et Jérôme Tréhorel le directeur, ont répondu pieds nus et en veste à franges au questionnaire d'avant Charrues. Du 13 au 16 juillet, on rejouera dans le champ de Kerampuilh l'ambiance des grands festivals hippies qu'aucun de nos trois pacifistes n'a connue. Mais elle fait toujours rêver.

Plus un billet à acheter depuis des semaines. Ça donne le tournis ?
Jeanne Rucet : C’est complètement fou effectivement, on réalise à peine… C’est super de voir que les festivaliers nous font confiance. En tout cas ça nous a permis de travailler sereinement pour améliorer le confort du festivalier. Le site est vraiment beau, hâte que les festivaliers découvrent ça !
Jean-Jacques Toux : Ça permet surtout de travailler plus sereinement. Les Vieilles Charrues fonctionnent sans subvention et le seuil d’équilibre est très élevé chaque année. Les années où nous avons perdu de l’argent, personne n nous parlait de tournis.
Jérôme Tréhorel : Ca fait chaud au cœur, on travaille toute l’année pour faire en sorte de proposer chaque année la plus belle édition. Le fait que le festival soit complet si tôt, c’est le plus beau cadeau que peuvent nous faire les festivaliers. 


Quelle influence votre passage à New-York a t'il eu sur votre état d'esprit ?
J.R : New York a été une expérience intense, c’était un peu surréaliste ! On en garde un super souvenir… à J-7 New York me paraît bien loin, on est à fond dans les derniers préparatifs !
J-J.T : Heureusement que nous y étions avant Trump. Depuis notre passage, ça fait bizarre de se dire que tous les gens sympas que nous avons rencontrés vont se le farcir pendant 5 ans. A côté de ça, l’impression du « tout y est possible » est très forte quand on y est. Ce fut une très belle parenthèse enchantée…
J.T : Ca fait encore tout drôle de se dire que nous avons organisé un concert à Central Park…. Mais nous sommes bien de retour à Carhaix pour une édition 2017 je l’espère encore plus belle.


Le périmètre du champ s'élargit encore cette année, trouvera t'on des boussoles au merchandising ?
J.R : Il y a plein de nouveautés, le site s'agrandit et sera aux couleurs du thème évidemment. Le nouvel espace du Park du Château va pouvoir dévoiler toutes ses surprises. Il va y avoir des propositions artistiques (fanfare Baraka, Dj set Julien Tine, Bad News from the Stars, un cours de danse Hip Hop avec Killason…) et même des projections sur le château.
J-J.T : Plus de place pour pas plus de monde ! Soleil, rock & roll et respiration.
J.T : Le site va s’agrandir de plus de 1,5 hect, on va donner de l’air aux festivaliers. Nous avons beaucoup travaillé la signalétique pour que personne ne se perde.


A côté des poids lourds, quel groupe faut-il à tout prix découvrir cette année ?
J.R : Impossible de n’en citer qu’un seul. Je pense à KillASon, Otzeki, Radio Elvis, San Salvador, mes chouchous des Naive New Beaters… Et nos deux Label Charrues bien sûr, Colorado et Sônge.
J-J.T : SHAME à Gwernig jeudi à 19h.
J.T : Colorado et Sônge, les deux pépites du Label Charrues 2017.


Le thème 2017 c'est les hippies. Vous pensez que nous manquons de Peace and Love ?
J.R : Nous avons tous besoin de Peace and Love ! En cette période un peu sombre c’était important pour nous de proposer ce thème à nos festivaliers. Quatre jours de musique et d’amour !
J-J.T : Avec Jean-Luc Martin, (le président) nous avons profité de notre virée US pour nous rendre sur le site de Woodstock. L’idée était d’aller au cœur de la matrice « peace & love ». On a essayé d’en ramener un morceau à Kerampuilh.
J.T : Je pense surtout que nous en avons énormément besoin ces derniers temps. Le public des Charrues est tellement généreux que nous avions envie de provoquer de nouveaux moments Peace and Love avec le choix de ce thème


Vous êtes bien sûr beaucoup trop jeunes pour avoir connu le mouvement hippie. En avez-vous le regret ?
J.R : Le mouvement hippie est plus un état d’esprit, on peut être hippie même en 2017 ;-)
J-J.T : OUI. Aujourd’hui, tout est formaté, tout est fliqué, tout est dirigé. Je pense qu’avoir 18 ans dans les années 70’ devait être plus fun qu’aujourd’hui.
J.T : Pas de regret non, mais l’envie de vivre les bons côtés de cette période un peu folle oui.


Quel groupe, ou artiste représente pour vous la quintessence de la musique psychédélique ?
J.R : Janis Joplin pour citer une femme ! Mais on peut trouver du psychédélique chez tout un tas d’artistes contemporains. Je pense par exemple à la BO de Virgin Suicides par AIR, j’ai beaucoup écouté cet album, je le trouve totalement psyché…
J-J.T : Jimmy Hendrix.
J.T : Le Sergent Pepper’s des Beatles qui vient de fêter ses 50 ans.


Quel groupe programmé se rapprocherait de cette tendance musicale ?
J.R : PNL serait assez dans le thème puisque c’est le sigle de Peace N’ Loves ;-)
J-J.T : TOTORRO (non je déconne)
J.T : Dans l’esprit plus que dans le style, pour moi c’est le collectif Arcade Fire.


Quel vêtement porter(i)ez-vous dans le champ pour être dans le style hippie ?
J.R : Des fleurs, des fleurs, des fleurs…
J-J.T : Cette année, je serai nu les 4 jours.
J.T : C’est surtout parmi les festivaliers que vous croiserez les plus belles et les plus beaux hippies.


Après le Festival, vous partez à Goa ou à Katmandou ?
J.R : Les deux mais en rêve… Après le festival je dors je dors je dors…
J-J.T : À Beg Meil
J.T : Je verrai ce que m’inspire l’atmosphère de cette prochaine édition…


Bernadette Bourvon
publié le 08-07-2017 - mis à jour le 09-07-2017

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