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Films

Carnage

Réalisé par Roman Polanski - 2011 - 1h20 Note : 2/5HermineHermine
carnage Site Officiel :
http://carnage-lefilm.com

Avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz, John C. Reily

Le huis clos au cinéma est un genre à lui seul. Mais c’est un exercice de style casse-gueule. Si cela coûte moins cher à fabriquer qu’un film classique (un seul décor la plupart du temps), c’est aussi plus difficile d’embarquer le spectateur, qui n’a pas payé tout de même pour aller au théâtre… Il faut donc de solides acteurs, et surtout un propos inattaquable. Sans parler d’un rythme à inventer et qui n’est ni celui du théâtre, ni celui du cinéma. Cela semble bien embarqué ici avec cette scène de bagarre juvénile dans un parc, préfigurant une énigme à la Woody Allen. Ensuite, les premiers plans réunissant indoor ce quatuor de parents quinquagénaires, qui viennent de passer un accord écrit pour solder cette rixe qui concernait leurs enfants, sont plutôt réussis. Jusqu’à ce que le véritable huis clos s’installe, puisque décidemment le couple exogène n’arrive plus à partir. Christopher Waltz peut bien être formidable en avocat ultra cynique, et Kate Winsley sexy et authentique en femme intelligente et dominée, cela se met à patiner très vite. Et si on prend plaisir parfois à voir ces New Yorkais, avides de communiquer sur tout et sans tabou, s’emmêler dans leurs propres contradictions, on finit par se demander où les auteurs ont voulu en venir. Une question que Jodie Foster semble également se poser. On aurait presque envie qu’après avoir vomi et bu, ces acteurs qui y croient de moins en moins s’entretuent dans une scène gore réjouissante, nous délivrant de cette stagnation installée aux deux-tiers de l’œuvre. En fait, on n’y était pas, ce film est une démonstration, il est le vecteur d’une sorte de morale rousseauiste : le babillage des parents, des parents pervertis par la société de consommation autant que par les lunes altermondialistes, est vain. Et le sera à jamais. La scène finale, en plein air à nouveau, nous explique que seuls ces enfants-là s’inscrivent dans le réel et sont à même de communiquer pour de vrai. Les parents socialisés sont donc foutus, et même le hamster s’en tire mieux. Ah bon ?


Frank Darcel
publié le 22-12-2011 - mis à jour le 03-07-2012

Bande annonce

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